Des représentants de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) et de la Brigade de protection des mineurs (BPM), le Commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance (TPI) de Port-au-Prince mais aussi les doyens des TPI de Port-au-Prince et de Croix-des-Bouquets : c’est l’ensemble des acteurs de la chaîne pénale qui étaient présents à l’occasion du lancement de la phase II du projet d’assistance légale de mineurs de l’IMED. En appui à la lutte des institutions haïtiennes contre la détention préventive, l’organisation entend garantir l’accès à la justice pour tous, et particulièrement pour des populations vulnérables comme les mineurs.
Grâce à la phase I du projet, mis en œuvre de juillet 2018 à juin 2019, 137 mineurs en situation de détention préventive prolongée ont pu être libérés, soit 60 % du Cermicol. « Certains mineurs restent incarcérés sans jugement parfois une, deux ou trois années. C’est notre devoir de leur donner accès à la justice en leur fournissant d’abord une assistance légale, mais aussi en les aidant à se réorienter à la sortie », explique Kettly Julien, directrice exécutive de l’IMED.
Une fois libérés, l’objectif est d’assurer la réinsertion socioéconomique de ces mineurs grâce à la formation professionnelle. C’est pourquoi, parmi les 320 bénéficiaires du projet, plus de 60 mineurs déjà libérés vont pouvoir suivre des apprentissages dans des différentes branches de métier : le carrelage, l’informatique, l’électricité, la plomberie ou encore l’hôtellerie. Pour ces jeunes, la chance de pouvoir trouver un travail et un nouveau souffle après leur libération.

